Un bilan nutritionnel, c’est d’abord une enquête alimentaire menée par un diététicien : ce que vous mangez, comment, et ce que vous excluez. Il peut être complété par un bilan biologique nutritionnel, une prise de sang ciblée (ferritine, vitamine D, vitamine B12, folates). Selon ce qu’il contient, il est gratuit avec l’examen de prévention de l’Assurance maladie, remboursé en partie sur ordonnance, ou payant, de quelques dizaines à quelques centaines d’euros.
Consultation chez un diététicien, panel d’analyses en laboratoire, check-up en centre privé : chaque offre appelle « bilan nutritionnel » une chose différente. Cette page explique ce que contient un bilan sérieux, à quoi il sert quand on va bien et qu’on a un objectif de bien-être, quels dosages sont fiables, et combien coûte chaque option.
L’essentiel en 3 points
- Au sens strict, le bilan nutritionnel est l’enquête alimentaire. Une prise de sang ciblée, le bilan biologique nutritionnel, peut la compléter : elle montre ce que l’assiette ne dit pas.
- Plus de marqueurs ne fait pas un meilleur bilan : certains dosages sont peu fiables, et un chiffre ne vaut que s’il change ce que vous mangez ou prenez.
- Une carence se recherche et se traite avec votre médecin. Un bilan nutritionnel sert à autre chose : adapter votre alimentation à votre objectif de bien-être, et ne prendre un complément que s’il est utile.
Vous savez déjà ce que vous cherchez ? Le questionnaire gratuit prend 5 minutes et vous propose une liste d’analyses utiles à votre diététicien.
Qu’est-ce qu’un bilan nutritionnel ?
Au sens strict, un bilan nutritionnel est un bilan diététique : l’enquête alimentaire, menée par un diététicien. Il peut être complété par un bilan biologique nutritionnel, qui dose quelques micronutriments dans le sang.
- Bilan nutritionnelEnquête alimentaire Habitudes, type d’alimentation, exclusions, objectifs.
- En complémentPrise de sang Formule Mesurée : un socle de cinq marqueurs, plus quelques-uns selon le profil.
- Ce que vous recevezUn protocole Votre alimentation d’abord, des compléments seulement s’ils sont utiles. Relu par un diététicien-nutritionniste, qui vous le présente en rendez-vous.
Le bilan diététique relève du métier de diététicien. Le Code de la santé publique le décrit comme celui qui dispense des conseils nutritionnels et qui, sur prescription médicale, établit un « bilan diététique personnalisé » pour des patients atteints de troubles du métabolisme ou de l’alimentation (article L4371-1). Hors de ce cadre médical, l’enquête alimentaire suit la même logique : habitudes, rythme des repas, type d’alimentation, exclusions alimentaires, contraintes. C’est le récit de votre assiette.
Le bilan biologique vient confirmer ou nuancer ce que l’enquête laisse supposer, et montre ce que l’assiette peut cacher : des réserves basses malgré une alimentation variée, par exemple, ou une absorption moindre. Il ne pose pas de diagnostic : une carence se confirme et se traite avec votre médecin, qui en recherche aussi la cause.
Une enquête alimentaire repère des risques, pas des carences : une assiette riche en fer ne dit pas ce que votre intestin en retient. L’inverse vaut aussi : un chiffre sans contexte (type d’alimentation, règles abondantes, sport) se lit mal. Les deux volets se complètent.
Le « bilan micronutritionnel » repose sur la même idée, avec souvent beaucoup plus de dosages. Ce surplus n’est pas un gage de qualité.
Santé ou bien-être : ce qu’un bilan nutritionnel change au quotidien
Il y a deux questions, et elles ne se posent pas au même endroit. La première relève de la santé : y a-t-il une carence, une maladie à rechercher ou à traiter ? C’est le rôle de votre médecin, et c’est à elle que répondent les recommandations de la HAS et de l’Assurance maladie, pensées pour l’ensemble de la population et pour décider de ce qui est remboursé.
La seconde relève du bien-être : quand on va bien, comment adapter son alimentation à un objectif, et quels compléments ont un intérêt ? Ce n’est pas l’objet d’une consultation médicale, et les recommandations de santé publique n’ont pas été conçues pour y répondre. C’est le terrain d’un suivi nutritionnel avec un diététicien.
- Plus d’énergie au quotidien
- Rythme des repas, petit-déjeuner, place des protéines et des féculents complets, hydratation. Si une valeur est basse tout en restant dans les normes du laboratoire, le diététicien peut dire si un complément a de l’intérêt. Une fatigue qui dure se voit d’abord avec votre médecin.
- Objectif
- Perdre du poids
- Composition de l’assiette, faim et satiété, habitudes qui pèsent le plus. Aucun objectif chiffré promis, et les compléments n’ont ici qu’un rôle secondaire. Un trouble du comportement alimentaire relève du médecin.
- Objectif
- Mieux traverser une période chargée
- Garder des repas réguliers quand l’agenda déborde, s’organiser à l’avance, limiter le grignotage de compensation. Si la période s’installe et pèse sur le sommeil ou l’humeur, parlez-en à votre médecin.
- Objectif
- Passer au végétarien ou au végétalien
- B12, fer, oméga-3, iode et calcium sont les points d’attention connus. L’assiette en couvre une partie ; pour la B12 en alimentation végétalienne, un complément est en général nécessaire.
- Objectif
Dans chaque cas, l’ordre est le même : l’assiette d’abord, un complément seulement s’il sert l’objectif. Les recommandations de santé publique gardent ici un rôle précis : dire quels tests sont fiables, et lesquels ne le sont pas.
Bilan nutritionnel par prise de sang : quelles analyses ?
Dans la formule Mesurée de Jauge, la prise de sang porte sur un socle de cinq marqueurs : vitamine D, ferritine, vitamine B12, vitamine B9 et CRP ultrasensible. D’autres s’ajoutent selon vos réponses au questionnaire. Ces analyses donnent du contexte au diététicien ; elles ne servent pas à poser un diagnostic.
Pourquoi ceux-là ? Ce sont des dosages fiables, sur des nutriments où l’alimentation pèse lourd. La vitamine D et le fer sont aussi les deux points de vigilance relevés en France par l’étude Esteban (voir la FAQ). La B12 et la B9 se lisent ensemble, et la B12 compte d’autant plus quand l’alimentation exclut des produits animaux. La CRP, elle, sert à lire les autres.
- SocleVitamine D 25(OH)D
La vitamine D contribue au maintien d’une ossature normale et au fonctionnement normal du système immunitaire. Elle vient surtout de l’exposition au soleil, et en partie de l’alimentation (poissons gras, œufs, produits laitiers) : à surveiller d’autant plus dans une alimentation végétalienne.
- SocleFerritine
Le reflet de vos réserves de fer. Le fer contribue au transport normal de l’oxygène dans l’organisme. C’est le marqueur de référence des réserves, à lire avec la CRP.
- SocleVitamine B12
La vitamine B12 contribue à la formation normale des globules rouges et au fonctionnement normal du système nerveux. À surveiller dans une alimentation végétarienne ou végétalienne, ou sous certains traitements. Son dosage est imparfait : il se lit avec celui de la B9 (voir plus bas).
- SocleVitamine B9 folates
Les folates contribuent à la formation normale du sang. Leur taux sanguin varie avec les repas récents : un prélèvement à jeun est conseillé.
- SocleCRP ultrasensible
Pas un nutriment, mais un marqueur d’inflammation. Une inflammation fausse la lecture de la ferritine et du zinc : la CRP dit si les autres chiffres sont lisibles ce jour-là.
Selon le profil Fer et saturation de la transferrine Magnésium érythrocytaire Zinc HbA1c
Non dosé TSH (thyroïde) : à voir avec votre médecin. Pas de cholestérol, de glycémie à jeun ni d’albumine non plus : ces analyses relèvent d’un bilan prescrit par votre médecin.
Aucun seuil ici : ils dépendent de votre laboratoire.
La ferritine est le marqueur le plus direct des réserves de fer : la Haute Autorité de santé (2011) en fait l’examen à doser seul, en première intention, quand un manque de fer est recherché. Le détail des valeurs se trouve dans notre fiche sur la ferritine.
La CRP accompagne la ferritine. Une inflammation fait monter la ferritine, quel que soit l’état de vos réserves : un chiffre « normal » peut alors cacher un manque. Elle brouille aussi d’autres lectures : les vitamines A, C et D paraissent alors plus basses. C’est ce que rappellent les recommandations européennes de nutrition clinique, reprises par les Hôpitaux universitaires de Genève (2025). Le zinc et les autres oligoéléments baissent aussi pendant une inflammation, même sans manque réel (ESPEN, 2024).
Dans chaque prise de sang que nous faisons faire, la CRP ultrasensible est dosée avec la ferritine. Les deux chiffres arrivent ensemble.
B9 et B12 se demandent aussi ensemble. Leurs manques se ressemblent, et un apport de B9 seul peut masquer un manque de B12. Le dosage de la B12 reste peu sensible et peu spécifique : quand le résultat tombe dans une zone grise, le médecin peut demander l’holotranscobalamine, la part de B12 réellement utilisable par l’organisme (HUG, 2025). Nous ne la dosons pas : un résultat douteux se discute avec votre médecin.
Pour la vitamine D, notre article sur le dosage de la vitamine D détaille la prise de sang et le résultat.
Faut-il tout doser ? Ce qu’un bilan ne sait pas bien mesurer
Non. Un dosage n’a d’intérêt que s’il est fiable et s’il change quelque chose à ce que vous mangez ou prenez. Beaucoup de micronutriments ne passent pas ce double test : un bilan utile est ciblé, pas exhaustif.
Les recommandations médicales ne conseillent pas ces dosages en routine chez une personne sans facteur de risque. C’est une position de santé publique, qui répond à la question de la carence. Pour un objectif de bien-être, ce qu’elles apportent surtout, c’est leur jugement sur la fiabilité des tests. Les médecins genevois cités plus haut, qui s’appuient sur les recommandations européennes de nutrition clinique (ESPEN, 2022), rappellent ainsi que la plupart des tests reflètent imparfaitement le statut réel. Multiplier les dosages ne corrige pas cette limite.
Pour la vitamine C, la HAS a conclu en 2018 que le dosage sanguin se heurte à des difficultés substantielles, avant et après l’analyse : la vitamine C se dégrade vite, les conditions de prélèvement ne sont pas standardisées et les seuils varient d’un laboratoire à l’autre. Le principal risque est de conclure à tort à un déficit (HAS, 2018). Pour la vitamine C, l’enquête alimentaire renseigne donc mieux qu’une prise de sang : la place des fruits et légumes frais dans vos repas dit l’essentiel.
Le magnésium pose un autre problème. Aucun marqueur fiable de son statut n’a été identifié. Le dosage dans le sang ne repère qu’un déficit sévère (recommandations nordiques 2023, d’après l’EFSA 2015). Nous dosons tout de même le magnésium érythrocytaire chez certains profils, faute de meilleur marqueur : c’est un élément de contexte, pas un diagnostic, et il n’est jamais lu seul.
La vitamine D est le cas inverse : le dosage est fiable, le taux sanguin reflète bien les réserves. L’Assurance maladie ne le rembourse que dans six situations médicales (voir la partie sur le prix), mais c’est une règle de remboursement, pas un avis sur la fiabilité du test.
Nutriment par nutriment : ce que vaut le dosage
Le tableau ci-dessous résume, pour les nutriments les plus souvent proposés dans un bilan, la fiabilité du dosage et ce que nous en faisons.
| Nutriment | Fiabilité du dosage | Chez Jauge |
|---|---|---|
| Vitamine D (25(OH)D) | Fiable : le taux sanguin reflète bien les réserves. | Dans le socle |
| Fer (ferritine) | Fiable pour les réserves, à condition de la lire avec la CRP. | Dans le socle, avec la CRP ultrasensible |
| Vitamine B12 | Peu sensible et peu spécifique. Holotranscobalamine en cas de zone grise. | Dans le socle ; holotranscobalamine non dosée |
| Vitamine B9 (folates) | Très sensible aux apports récents : prélèvement à jeun conseillé. | Dans le socle |
| Magnésium | Aucun marqueur fiable. Le dosage sanguin ne repère qu’un déficit sévère. | Érythrocytaire, selon le profil, jamais lu seul |
| Zinc | Baisse pendant une inflammation, même sans manque réel. | Selon le profil, toujours avec la CRP |
| Vitamine C | Peu fiable : conditions de prélèvement non standardisées, risque de conclure à tort à un déficit. | Non dosée ; l’enquête alimentaire renseigne mieux |
| Vitamines A et E | Utiles surtout dans des situations médicales : malabsorption, chirurgie bariatrique, maladie du foie ou du pancréas. | Non dosées |
| Iode | Le dosage urinaire renseigne sur une population. Pour une personne, il faudrait une dizaine de prélèvements répétés (König et al., 2011). | Non dosé |
Comment faire un bilan nutritionnel avec Jauge ?
Tout part de votre objectif. Le questionnaire le recueille, avec vos habitudes et votre alimentation ; dans la formule Mesurée, une prise de sang ajoute du contexte. Le diététicien en tire un protocole qu’il vous présente en rendez-vous. Le rendez-vous de suivi à six mois et le second bilan, un an plus tard, sont la suite du parcours.
- Aujourd’hui · 5 minLe questionnaire gratuit Votre objectif, vos habitudes, votre alimentation. Il vous propose une liste d’analyses utiles à votre diététicien.
- Formule MesuréeLa prise de sang Dans un laboratoire partenaire. Les analyses donnent du contexte au diététicien.
- EnsuiteLe protocole Une IA en prépare un premier jet. Un diététicien-nutritionniste le relit et l’adapte à votre situation et à votre objectif : votre alimentation d’abord, des compléments seulement s’ils sont utiles.
- À la remise du protocoleLe rendez-vous avec le diététicien En visio. Il vous explique le protocole et répond à vos questions.
- Suite du parcours · six moisLe rendez-vous de suivi En visio. On fait le point sur votre objectif et on ajuste.
- Suite du parcours · un an · MesuréeLe second bilan Une nouvelle prise de sang, pour faire le point avec le diététicien.
Deux formules, sans engagement
Le même parcours, avec ou sans prise de sang.
Mesurée
190 € plus le coût de la prise de sang, selon les analyses
Prise de sang dans un laboratoire partenaire, à tarif négocié. Rendez-vous avec le diététicien, suivi à six mois, second bilan un an plus tard.
Déclarative
190 € par an ou 29 € par mois
Protocole établi d’après le questionnaire, sans prise de sang. Rendez-vous avec le diététicien et suivi à six mois compris.
Commencer le questionnaire gratuit Comparer nos formules
Questionnaire gratuit, en 5 minutes · Jauge ne vend aucun complément alimentaire.
Ce que vous recevez
- Un protocole construit autour de votre objectif : votre alimentation d’abord, des compléments seulement s’ils sont utiles
- Un rendez-vous en visio avec le diététicien-nutritionniste pour vous le présenter
- Un rendez-vous de suivi six mois plus tard
- Si un complément est utile, des produits sélectionnés selon notre méthode, que vous achetez vous-même, où vous voulez
Ce que vous ne recevez pas
- Un diagnostic
- Un suivi médical
- La recherche ou le traitement d’une carence
Combien coûte un bilan nutritionnel ? Prix et remboursement
De zéro à plusieurs milliers d’euros : gratuit en prévention, jusqu’à 90 € la séance chez un diététicien, jusqu’à 150 € chez un médecin nutritionniste, jusqu’à 110 € pour un bilan sanguin sans ordonnance, jusqu’à 3 600 € pour un check-up privé haut de gamme. Comparez le contenu avant le prix.
| Option | Ce qu’elle contient | Coût et prise en charge |
|---|---|---|
| Examen de prévention en santé | Questionnaire, examens et analyses proposés selon vos facteurs de risque, consultation avec un médecin | Gratuit : pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, dès 16 ans |
| Mon bilan prévention | Entretien de prévention avec un professionnel de santé, à 18-25, 45-50, 60-65 et 70-75 ans. Pas de prise de sang | Gratuit : pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie |
| Consultation chez un diététicien | Bilan diététique, conseils personnalisés, suivi | Jusqu’à 90 € la séance (tarif libre, plus élevé en Île-de-France). Non remboursé par l’Assurance maladie ; certaines mutuelles participent |
| Consultation chez un médecin nutritionniste | Examen médical, diagnostic, prescription d’analyses si besoin | Jusqu’à 150 € environ en secteur 2, dépassement à votre charge ou à celle de la mutuelle ; 30 € en secteur 1, remboursés à 70 % |
| Prise de sang sur ordonnance | Les analyses que votre médecin juge utiles | Actes de biologie remboursés à 60 %, moins 2 € par acte (8 € par jour au plus), dans les indications prévues |
| Prise de sang sans ordonnance | Les analyses que vous demandez au laboratoire, à l’unité ou en « bilan » tout fait | À vos frais : jusqu’à 110 € pour un bilan de neuf vitamines, plus les frais de prélèvement |
| Check-up en centre privé | Consultation, examens cliniques, bilan sanguin élargi, parfois imagerie | À vos frais : jusqu’à 3 600 € pour les offres haut de gamme |
| Jauge Déclarative | Questionnaire, protocole relu par un diététicien, rendez-vous de présentation et suivi à six mois, sans prise de sang | 190 € par an ou 29 € par mois, non remboursé |
| Jauge Mesurée | Questionnaire, prise de sang en laboratoire partenaire, protocole relu par un diététicien, rendez-vous de présentation et suivi à six mois, second bilan un an plus tard | 190 €, plus le coût de la prise de sang selon les analyses, non remboursé |
Les options gratuites sont sérieuses, mais elles ne répondent pas à la même question : elles relèvent de la prévention en santé. L’examen de prévention en santé, l’ancien « bilan de santé gratuit », se passe dans un centre d’examens de santé de l’Assurance maladie et dure environ deux heures. Il s’adresse en priorité aux personnes sans suivi médical régulier. Mon bilan prévention, lui, est un entretien de 30 à 45 minutes sur vos habitudes de vie, proposé à quatre âges clés.
Ce que ces deux bilans gratuits ne font pas :
- doser des vitamines ou des minéraux. Les analyses de l’examen de prévention sont choisies selon vos facteurs de risque, pour dépister ; l’Assurance maladie ne cite aucun dosage de vitamines ni de ferritine. Mon bilan prévention ne comporte aucune prise de sang ;
- proposer des compléments. Aucun produit, aucune dose, aucune durée ;
- établir un plan alimentaire détaillé. Mon bilan prévention aborde l’alimentation parmi d’autres thèmes (activité physique, sommeil, tabac, alcool…) et vous oriente vers des ressources ;
- remesurer. Rien n’est prévu pour vérifier qu’un changement a fonctionné, et Mon bilan prévention ne se fait qu’une fois par tranche d’âge.
Ce sont de bons points de départ pour la prévention en général. Si vous soupçonnez une carence, c’est à votre médecin d’en juger. Adapter votre alimentation à un objectif de bien-être et faire le tri dans les compléments, c’est un autre besoin.
Sur ordonnance, les actes de biologie sont remboursés à 60 % (ameli.fr, 2026). Une participation forfaitaire de 2 € par acte reste à votre charge, dans la limite de 8 € par jour et par laboratoire, et de 50 € par an. Les mutuelles à contrat responsable ne la remboursent pas. Elle ne s’applique pas avant 18 ans, à partir du 6e mois de grossesse, ni aux bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (ameli.fr, 2026).
Ce remboursement suit la nomenclature. La vitamine D, par exemple, n’est remboursée, sur avis de la HAS, que dans six situations médicales (Assurance maladie, 2024) :
- suspicion de rachitisme ;
- suspicion d’ostéomalacie ;
- suivi d’un adulte transplanté rénal, au-delà de trois mois après la greffe ;
- avant et après une chirurgie bariatrique ;
- personne âgée qui fait des chutes répétées ;
- traitement dont la notice (RCP) prévoit un dosage.
Hors de ces situations, elle reste à votre charge, ordonnance ou non.
Le prix d’un bilan ne dit rien de son contenu. Le détail de nos deux formules et de ce qu’elles comprennent tient sur une page, et le questionnaire gratuit prend 5 minutes.
Diététicien, nutritionniste, micronutritionniste : qui fait quoi ?
Parmi ces trois appellations, seul « diététicien » est un titre protégé par le Code de la santé publique : il exige un diplôme. « Nutritionniste » et « micronutritionniste » ne désignent pas, à eux seuls, une profession réglementée.
- Le diététicien
- Dispense des conseils nutritionnels et établit le bilan diététique. Il ne pose pas de diagnostic médical.
- Titre protégé
- Le médecin nutritionniste
- Est d’abord médecin : il peut poser un diagnostic et prescrire des analyses.
- Médecin
- Le micronutritionniste
- S’intéresse aux vitamines et aux minéraux, souvent avec de nombreux dosages. Vérifiez sa formation : médecin, diététicien, ou autre.
- Titre non réglementé
Chez Jauge, un diététicien-nutritionniste relit votre protocole et l’adapte à votre situation et à votre objectif. Il vous le présente lors d’un rendez-vous en visio, puis fait le point avec vous six mois plus tard. Si vous souhaitez des consultations plus fréquentes, une consultation de diététicien régulière reste une bonne option.
À qui s’adresse le bilan nutritionnel Jauge ?
Le bilan Jauge s’adresse à un adulte en bonne santé qui a un objectif de bien-être et veut adapter son alimentation, avec des compléments seulement s’ils sont utiles. Il ne remplace pas un suivi médical.
Le bilan a du sens si…
- vous voulez plus d’énergie au quotidien, perdre du poids ou mieux traverser une période chargée ;
- vous passez à une alimentation végétarienne ou végétalienne, ou voulez la rééquilibrer ;
- vous prenez déjà des compléments sans savoir s’ils servent ;
- vos valeurs sont dans les normes du laboratoire et vous voulez en tenir compte dans votre alimentation.
Consultez plutôt si…
- vous avez moins de 18 ans ;
- vous êtes enceinte ou allaitez : voyez votre sage-femme ou votre médecin ;
- vous avez un trouble de la thyroïde : nous ne dosons pas la TSH ;
- vous avez une maladie chronique, une maladie digestive comme la maladie cœliaque, avez eu une chirurgie bariatrique ou souffrez d’un trouble du comportement alimentaire ;
- vous suivez un traitement au long cours (anticoagulants, metformine, anti-acide de type IPP…) : parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien ;
- vous avez une valeur hors des normes déjà connue, une carence confirmée ou suspectée, une fatigue qui dure ou une perte de poids inexpliquée : parlez-en d’abord à votre médecin.
Dans ces situations, nous ne proposons pas nos formules.
Pourquoi Jauge ne vend aucun complément
Parce qu’un conseil payé par une marque n’est plus un conseil.
- Aucun produit vendu. Jauge ne touche aucune commission et n’utilise aucun lien d’affiliation.
- Une méthode publiée. Deux questions, dans cet ordre : l’actif est-il utile dans votre situation, puis quel produit le porte le mieux. Les points de chaque critère sont publics.
- Aucun droit de regard. Aucune marque ne fournit d’échantillon ni ne voit sa note avant publication.
Avec ou sans prise de sang, c’est le diététicien qui construit le protocole avec vous, à partir de votre alimentation et de votre objectif.
Questions fréquentes sur le bilan nutritionnel
Faut-il une ordonnance pour un bilan nutritionnel sanguin ?
Pas pour le faire faire : un laboratoire peut réaliser certaines analyses à votre demande, à vos frais. L’ordonnance conditionne le remboursement, dans les indications prévues. Dans la formule Mesurée de Jauge, la prise de sang se fait dans un laboratoire partenaire ; son coût, qui dépend des analyses, s’ajoute aux 190 € de la formule.
Un bilan nutritionnel est-il remboursé ?
Les analyses prescrites sont remboursées à 60 % par l’Assurance maladie, si elles figurent dans la nomenclature pour votre situation. Une participation forfaitaire de 2 € par acte reste à votre charge, dans la limite de 8 € par jour et par laboratoire. Le dosage de la vitamine D n’est pris en charge que dans six indications. Les formules Jauge ne sont pas remboursées.
Faut-il être à jeun pour un bilan nutritionnel ?
Cela dépend des marqueurs. La stratégie genevoise de 2025 conseille par exemple le jeûne pour doser les folates (B9). Si vous prenez de la biotine (vitamine B8), fréquente dans les compléments pour cheveux et ongles, signalez-le au laboratoire : elle peut fausser certains dosages (ANSM). Suivez la consigne de votre laboratoire, qui tient compte de toutes les analyses demandées.
Quelles sont les carences les plus fréquentes en France ?
L’étude Esteban n’a pas trouvé de carence à grande échelle, mais des points de vigilance (Santé publique France, 2019). Dans cette étude menée de 2014 à 2016, 20 % des femmes en âge de procréer avaient des réserves de fer totalement épuisées, et seul un adulte sur quatre atteignait un niveau adéquat de vitamine D. Ces données ont plus de dix ans : ce sont les plus récentes à l’échelle nationale. Une carence se confirme et se traite avec votre médecin, qui en recherche aussi la cause.
À quelle fréquence refaire un bilan nutritionnel ?
Côté médical, il n’existe pas de fréquence recommandée pour un adulte sans facteur de risque. Dans une démarche de bien-être, refaire le point une fois par an permet de voir si vos changements d’alimentation ont porté leurs fruits. Chez Jauge, un second bilan est prévu un an après le premier, dans la formule Mesurée. Si votre taux de départ est très bas, votre médecin peut demander un contrôle plus tôt.
Que se passe-t-il si un de mes résultats est anormal ?
Jauge ne recherche pas de carence et ne traite rien. Si un résultat sort des valeurs de référence de votre laboratoire, le diététicien vous prévient par e-mail dans les 48 heures ouvrées et vous oriente vers votre médecin. Nous ne proposons rien sur ce marqueur.
Puis-je arrêter quand je veux ?
Oui. Les deux formules sont sans engagement. Les modalités sont précisées dans nos conditions générales de vente.
Bilan nutritionnel Jauge
Le bien-être, ça se jauge
Le questionnaire Jauge est gratuit et prend 5 minutes. Ensuite, deux formules :
- Mesurée : 190 €, plus le coût de la prise de sang, qui dépend des analyses ;
- Déclarative : 190 € par an ou 29 € par mois, sans prise de sang.
Dans les deux cas, un diététicien construit avec vous un suivi nutritionnel vers votre objectif (énergie, poids, période chargée) : votre alimentation d’abord, des compléments seulement s’ils sont utiles. Il vous présente votre protocole en rendez-vous.
Commencer le questionnaire gratuit Voir les formules
Jauge ne vend aucun complément, ne recherche pas de carence, ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas votre médecin.
Cette page a une visée informative et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.
Comment nous avons vérifié cette page :
Sources
- Code de la santé publique, article L4371-1 (profession de diététicien). Légifrance. Lien
- Haute Autorité de santé. Suspicion de carence en fer : quels examens prescrire ? 2011. Lien
- Haute Autorité de santé. Dosage de la vitamine C dans le sang, 2018. Lien
- Assurance maladie. Dosage de la vitamine D : conditions de prise en charge (mémo validé par la HAS), 25 novembre 2024. Lien
- Hôpitaux universitaires de Genève, Service de médecine de premier recours. Carences vitaminiques, 2025 (d’après Berger M.M. et al., ESPEN micronutrient guideline, Clin Nutr 2022). Lien
- Nordic Nutrition Recommendations 2023, chapitre magnésium (d’après EFSA, Dietary reference values for magnesium, 2015). Lien
- Assurance maladie. L’examen de prévention en santé, 6 septembre 2024. Lien
- Assurance maladie. Tableaux récapitulatifs des taux de remboursement, 30 septembre 2026. Lien
- Assurance maladie. La participation forfaitaire de 2 €, 29 septembre 2026. Lien
- Ministère de la Santé. Mon bilan prévention, foire aux questions. Santé.fr. Lien
- Alan. Remboursement diététicien et nutritionniste, mis à jour le 17 avril 2026. Lien
- Cerballiance. Bilans sans ordonnance, tarifs consultés en octobre 2026. Lien
- Eurofins Biomnis. Bilan Juvenalis Vitamines, tarif consulté en octobre 2026. Lien
- Maddyness. Article sur les check-up de santé privés (offre à 3 600 €). Lien
- Santé publique France. Esteban 2014-2016, chapitre dosages biologiques des vitamines et minéraux, 2019. Lien
- Shenkin A. et al. LLL 44-1 Micronutrients in clinical nutrition: Trace elements. Clinical Nutrition ESPEN, 2024. Lien
- ANSM. Interférence de la biotine sur les immunodosages. Lien
- König F. et al. Ten repeat collections for urinary iodine from spot samples or 24-hour samples are needed to reliably estimate individual iodine status in women. J Nutr, 2011;141(11):2049-54. Lien
- Règlement (UE) n° 432/2012, liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires. Lien